Quel est le rôle du Cancéropôle Grand Ouest ?
Le Cancéropôle constitue l’un des instruments de rapprochement entre les laboratoires de recherche fondamentale et les unités cliniques. Il s’agit de favoriser la recherche de transfert, c’est à dire le passage de la recherche fondamentale à la recherche clinique, le passage du théorique à la pratique. La finalité est de permettre aux patients de bénéficier plus rapidement des moyens thérapeutiques les plus innovants et les plus adaptés pour le traitement des cancers.
Quels sont les axes de travail et les spécificités du Cancéropôle Grand Ouest ?
La stratégie scientifique du Cancéropôle Grand Ouest s’articule autour de thèmes de travail, dont certains lui sont spécifiques. Ces thèmes sont :
- Vectorisation et Radiothérapies (la capacité à cibler les tumeurs et à amener le médicament au site de la tumeur)
- Valorisation des produits de la mer en cancérologie (recherche de molécules à activité anti-tumorale issues ou dérivées du monde marin)
- Immunothérapies
- Biologie Intégrée des Cancers (optimiser le traitement et individualiser le traitement à la tumeur et au patient)
- Vécus, éthique et pratiques (étude de la prise en charge humaine et sociale de la pathologie cancéreuse)
- Cellules souches et cancer
Comment est organisé le Cancéropôle ?
Il s’agit d’inciter les différentes équipes de recherche qui existent dans les différents sites universitaires du Grand Ouest à travailler ensemble dans un esprit de complémentarité et de parvenir à la mise en réseau de « masses critiques suffisantes ».
Le Cancéropôle s’appuie sur des plates-formes « ressources » :
- les plates-formes de génomique fonctionnelle, qui font partie intégrante du réseau biogenouest (l’identification de gènes doit permettre l’individualisation des traitements)
- le réseau de Tumorothèques Grand-Ouest (RTGO) qui permet de mettre à disposition des chercheurs des ressources biologiques permettant d’une part la recherche de facteurs diagnostiques et d’éléments prédictifs de la réponse aux traitements, et d’autre part d’aider la recherche fondamentale.
- l’imagerie fonctionnelle en s’appuyant sur les IRM, l’échographie Doppler et les PET-scan permet, par des pratiques non-invasives, d’analyser la dynamique fonctionnelle d’une tumeur, de préciser le diagnostic et d’adapter ainsi le traitement.
- la plate-forme de transfert à la clinique qui vise à favoriser le passage du fondamental à la clinique. Son objectif est de faciliter l’utilisation en clinique de stratégies thérapeutiques innovantes et d’assurer une coordination interrégionale des essais cliniques issus des données récentes de la biologie.